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1960-8748
publication abandonnée
 

 ARTICLE VOL 11/3-4 - 2008  - pp.183-200  - doi:10.3166/sdm.11.3-4.183-200
TITRE
Comparaison médico-économique du pegfilgrastim et du filgrastim

RÉSUMÉ
Contexte : les recommandations de l'ASCO 2006 et de l'EORTC 2006 préconisent la prévention primaire par les facteurs de croissance granulocytaires (G-CSF) lorsque le risque de neutropénie fébrile (NF) est 20 %. Dans la pratique clinique, cette prévention peut être mise en place par l'utilisation du filgrastim ou du pegfilgrastim. Ce dernier est administré en une injection unique par cycle de chimiothérapie alors qu'il est recommandé une injection journalière de filgrastim jusqu'à ce que le taux absolu de neutrophile revienne à la normale, soit 11 jours dans certains essais cliniques. Objectif : cette étude évalue les ratios coût-efficacité incrémentaux du pegfilgrastim par rapport au filgrastim (11 ou 6 jours) utilisés en prévention primaire chez des femmes atteintes de cancer du sein recevant une chimiothérapie à risque modéré de NF (20 à 30 %) en France. Méthodologie : un modèle d'analyse décisionnel a été élaboré du point de vue de l'Assurance Maladie, avec un horizon temporel s'étendant sur la durée de vie des patientes. Ce modèle intègre les effets du traitement par pegfilgrastim et filgrastim sur la fréquence d'apparition de la NF et sur son impact potentiel sur la dose-intensité relative (RDI) de chimiothérapie, et en conséquence sur la survie à long terme. La robustesse du modèle a été testée. Résultats : la prise en charge par pegfilgrastim en injection unique s'est révélée moins coûteuse qu'un traitement de 11 jours par filgrastim (5 302 vs 6 752 ) tout en réduisant le risque de neutropénie fébrile (7 % vs 12,5 %). Comparé à un traitement de 6 jours par filgrastim, le pegfilgrastim diminue le risque absolu de NF de 10,5 points (17,5 % vs 7 %) et est associé à un coût supplémentaire de 10 295 par NF évitée, soit 1 030 pour une 184 SDM ­ 11/2008. Nouvelles organisations des systèmes de santé diminution de 10 points du pourcentage de risque absolu de NF. Cette stratégie permet un gain de 0,105 AV et 0,100 QALY pour une faible augmentation du coût de 1 081 (5 302 vs 4 221). Ces résultats sont sensibles au risque relatif de NF et à l'horizon de l'étude. Conclusion : l'utilisation de pegfilgrastim comparée à celle du filgrastim pendant 11 jours permet de réaliser des économies de coût. Comparé à une prévention par 6 jours de filgrastim, il s'avère plus coûteux mais présenterait un gain en termes de bénéfices cliniques. La stratégie utilisant le pegfilgrastim est alors coût-efficace.


ABSTRACT
Background. The ASCO and the EORTC 2006 guidelines recommend primary prophylaxis using granulocyte colony-stimulating factors (G-CSF) when overall risk of febrile neutropenia (FN) is 20 %. In clinical practice, filgrastim or pegfilgrastim can be used for primary prophylaxis. Pegfilgrastim has neutrophil-regulated pharmacokinetics and can therefore be administered as a single injection per chemotherapy cycle whereas one injection per day of filgrastim is recommended until absolute neutrophil count (ANC) returns to normal range, e.g. 10-11 days in pivotal clinical trials. Objective. To evaluate the cost-effectiveness of pegfilgrastim versus daily G-CSF filgrastim primary prophylaxis in women with breast cancer receiving adjuvant chemotherapy with a 20%-30% risk of FN in France. Methodology. A decision-making analysis model was developed from a Health Insurance perspective with a life-time horizon. This model incorporates the impact of treatment with pegfilgrastim and filgrastim on the frequency of FN event, its potential impact on the relative dose intensity (RDI) of chemotherapy and consequently on long-term survival. Model robustness was assessed. Results. Primary prophylaxis with a single injection of pegfilgrastim was cost-saving compared to an 11-day course with filgrastim (5,302 vs. 6,752), assuming the incidence of FN was 7% and 12.5%, respectively. Compared to a 6-day treatment by filgrastim, pegfilgrastim was estimated to reduce the absolute risk of FN by 10.5 points (17.5 % vs. 7 %) with an additional cost of 10,295 per case of FN avoided, i.e. 1,030 for a reduction of 10 points in the percentage of absolute risk of FN. The pegfilgrastim strategy achieves 0.105 per life-year gained (LYG) and 0.100 per quality-adjusted life year (QALY) for a slight cost increase of 1,081 (5,302 vs. 4,221). These results were most sensitive to the relative risk of FN and to the study horizon. Conclusion. In this model, the use of pegfilgrastim compared to 11-days of filgrastim is costsaving. Compared to 6-day prevention with filgrastim, the pegfilgrastim strategy remained cost-effective with a moderate cost but important potential clinical benefit.


AUTEUR(S)
Olivier BOGILLOT, Valérie TOCHON, L. ZHIMEI, Gérard DURU, Mario DI PALMA

MOTS-CLÉS
coût, efficacité, cancer, G-CSF, filgrastim, pegfilgrastim.

KEYWORDS
cost, efficacy, cancer, G-CSF, filgrastim, pegfilgrastim.

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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