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1960-8748
publication abandonnée
 

 ARTICLE VOL 11/1-2 - 2008  - pp.107-137  - doi:10.3166/sdm.11.1-2.107-137
TITRE
Structure et coût des médicaments non utilisés au sein d’établissements pour personnes âgées (étude SCMNU1)
Apport médico-économique d’un système d’information dédié au suivi des traitements à l’unité de prise en pharmacie de ville

RÉSUMÉ
En France, les médicaments sont délivrés aux patients non hospitalisés dans des boîtes individuelles de contenance standardisée. Dès lors, les quantités facturées sont souvent supérieures aux quantités prescrites. Or, aucune étude n’apporte de données précises quant à la structure et au coût de cet excédent, ainsi qu’aux risques sanitaires induits. Grâce à un nouveau système de suivi individualisé des traitements à l’unité de prise, nous avons mesuré l’écart entre les quantités exactement prescrites et effectivement facturées durant 12 mois (juillet 2006-juin 2007) à 5 205 patients (effectif final de l’étude), résidant dans 100 EHPAD, approvisionnées par 62 officines et réparties dans toute la France métropolitaine. Notre étude a porté sur 452.135 boîtes de médicaments, représentant 2 524 spécialités. Le coût moyen d’excédent par patient et par jour est d’au minimum 0, 288 euros, soit par extrapolation d’au minimum 60.409.310,40 € par an pour 574.670 résidents en EHPAD. Il représente en valeur 10,52 % du coût des boîtes facturées et 11,76 % du coût des traitements prescrits. Les taux de non-utilisation observés dès la préparation des traitements selon les schémas posologiques prescrits sont fortement dispersés. Certaines boîtes présentent des taux de nonutilisation supérieurs à 50 % dès leur préparation en pilulier, alors que ces médicaments figurent parmi les plus coûteux et les plus délivrés. Les excédents identifiés et évalués sont restés sous contrôle pharmaceutique, dans leur conditionnement originel et totalement tracés, et sont paradoxalement voués à la destruction. A ce coût d’excédent facturé s’ajoute le coût, non estimé dans cette étude, des résidus de traitement (unités de prise prescrites, mais finalement non consommées par le malade). A l’aube du vieillissement de la population française, de l’explosion des maladies chroniques et de la crise financière, notre étude invite à réfléchir sur la pertinence des conditionnements individuels standard des médicaments, et/ou à proposer un statut des excédents observés, en vue de leur emploi. Nous proposons, grâce aux outils informatiques, la systématisation du suivi des traitements médicamenteux à l’unité de prise en pharmacie de ville. Ce suivi pourrait être le fondement d’un nouveau service pharmaceutique à visée clinique, permettant le soutien indépendant à l’observance et l’évaluation des traitements, visant à optimiser le soin de proximité et rationaliser l’emploi de la ressource collective.

ABSTRACT
In France, drugs are delivered to ambulatory patients and invoiced to the health insurance system in individual boxes with standardized quantities, not in boxes with personalized quantities as in other countries. There have been no studies to date measuring the difference between the volume and value of drugs prescribed and actually invoiced. Using a new system of drug follow up data, our study measured this difference for 452,135 treatments prescribed during a 12 months period (July 2006-June 2007) for 5,205 patients residing in 100 retirement communities supplied by 62 community pharmacies. Excess doses that result from the difference between drugs prescribed and actually invoiced accounted for an average of 10,52 % of the value of the invoiced treatments, and of 11,76 % of the value of the prescribed treatments. The cost of this excess doses had an average of €0.288 per patient per day, implying €60,409,310 per year for 574,760 residents. There was high variability between rates of prescription and delivery across the 2,524 medicines individually observed, representing 452,135 standardized boxes. Some medicines had rates of non-utilization exceeding 50% of the content of standardized boxes, even though these medicines were among the most expensive and the most often prescribed. The excess doses identified in the study remained under pharmaceutical oversight, in their original boxes, and are destined for destruction according to French law. In addition to the cost of these excess doses, there were the costs of doses prescribed but unused by the patient. These costs were not measured in this study. As the French population ages and the nation experiences increased challenges from chronic illness and financial deficits, our study prompts us to reflect on the pertinence of our present model of standardized drug boxes in order to limit the substantial cost of waste induced. Furthermore, we propose the systematic follow-up of prescription drugs by unit doses, aided by advances in information technology, in community pharmacies. This systematic follow-up could serve as the foundation for new clinical pharmaceutical services, in order to optimize ambulatory care, reduce iatrogenic risk and rationalize the use of social resources in health.

AUTEUR(S)
Francis MEGERLIN, François LHOSTE

MOTS-CLÉS
médicament non utilisé, traçabilité, coût, EHPAD, système d’information, suivi pharmacothérapeutique, dossier pharmaceutique, pharmacien, officine.

KEYWORDS
unused drugs, drug traceability, drug cost, drug reuse, retirement communities, pharmaceutical follow-up, community pharmacy, pharmacist.

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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